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lundi 3 juin 2013

Rencontre en musique autour de la « Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques » à Ottignies, dans le cadre des Nuits d'encre 2013

Après la Foire du Livre de Bruxelles, où la « Lettre » a été lue, proférée, jouée intégralement par les Brigades d'interventions poétiques de la compagnie Le Grand Asile, le livre a été présenté dans le cadre des Nuits d'encre à Ottignies. La rencontre était l'une des activités programmées dans le cadre de la soirée d'hommage à l'écrivain Jean-Paul Raemdonck, à laquelle ont participé également Pascal Moens, Annick Dor, Maria de los Angeles Prieto Marin, Christiane Vanderheijden et Olivier Hambursin, pour le recueil de nouvelles {R}évolutions ordinaires.
Rencontre en musique, ponctuée par les interventions du guitariste Guy Raiff, mais également parce que ce livre politique est aussi musical. Essayez... vous pouvez le lire tranquillement chez vous, dans le train, le bus, le métro, mais aussi le chanter, le rapper, le slammer (chez vous, dans le train, le bus, le métro) et si vous n'aimez ni chanter ni rapper ni slammer, vous pourrez toujours le proférer, le hurler, le rugir...
La présentation a été menée par Jean-Jacques Didier, avec une lecture d'extraits par Joannah Pinxteren.

Souvenir d'une performance de Dominique et Boris à l'Appartement de Longwy


J'ai découvert l'Appartement, ce café de la place de Longwy-Haut, en Lorraine française, il y a déjà longtemps, grâce à mon ami Jean-François Poncin, amoureux du jazz, organisateur de concerts mémorables (Lee Konitz, Steve Lacy, Mal Waldron, Archie Shepp, Richard Galliano et bien d'autres) maitre d’œuvre d'une grande soirée-rencontre avec l'écrivain antillais Edouard Glissant, et d'autres, dont le comédien Pacal Légitimus - eh oui, Jean-François a fait vibrer Longwy sans même que la ville s'en soit rendu compte -,  présentateur d'émissions de jazz sur Radio-Aria, et grand philosophe râleur devant l’Éternel, qu'il a hélas rejoint en 2012. Râleur, oui, mais pur et dur dans un monde mou et pas très pur. Et s'il n'a pas trouvé l’Éternel, il doit sûrement danser au milieu des étoiles, avec ces jazz stars qu'il a tant aimées, ou alors il râle ferme tout en jubilant intérieurement en écoutant Stardust, poussière d'étoile, encore et toujours.
Mais ce n'est pas de lui que je voulais parler, Jean-François est venu s'immiscer, et il a bien fait, mais de la performance de Dominique Mauvais et Boris Maxant, (par ailleurs comédien dans le spectacle "Syncopes", tiré de mon roman, voir le blog jumeau de celui-ci, www.lestambours.blogspot.com), oui, je voulais rappeler leur lecture de ma "Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques", une lecture-surprise à l'heure de l'apéro qui s'était déroulée à L'appartement" le mercredi 24 octobre2012 à 19h. Et quelque chose me dit qu'ils vont récidiver... des élections à haut risque approchent à grands pas...
Cette performance avait été précédée par une première lecture du livre par Dominique et Bois et une séance de dédicaces à la librairie Virgule, toute proche.
(Photo: Yannick Putz)

Lecture publique de la Lettre à la Foire du Livre de Bruxelles

Les Brigades d'interventions poétiques de la Compagnie Le Grand Asile ont encore une fois frappé fort avec la  lecture publique de la "Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques" à la Foire du Livre de Bruxelles, le 8 mars 2013 dans l'espace Théâtre, comme elles l'avaient déjà fait à Cuesmes en octobre 2012, avant les élections communales (voir lien ci-dessous). Pour de plus amples informations et pour les critiques, je vous invite à lire les messages précédents, notamment les critiques de Vincent Engel et de Michel Voiturier, et la présentation du 6 septembre 2012. (voir "archives")


dimanche 2 juin 2013

J'accuse: l'avis de Vincent Engel

Vincent Engel a consacré son Coup de Cœur dans le magazine Victoire à ma "Lettre aux femmes et hommes politiques", parue aux Éditions du Cerisier (supplément du Soir du 20-10). Titre: "J'accuse" Article publié aussi sur Blog à part http://edern.be/wordpress/jaccuse/
Voici:
On le sait, la situation socio-économique est mauvaise et les perspectives sont pour le moins mauvaises. La démocratie est en crise et l’Europe s’enfonce parce qu’elle n’ose pas faire le saut du fédéralisme et de l’abandon des souverainetés nationales. L’Espagne, l’Italie et la Grèce préfigurent ce qui nous attend ; et pourtant, les mêmes recettes continuent à être appliquées, quand on sait qu’elles sont pour le moins peu efficaces.
La colère grandit chez les gens. Vous et moi. Lucien Putz l’exprime à sa manière, forte et poétique, dans cette lettre ouverte qui est avant tout un long cri, aux allures parfois théâtrales, qui énonce, dénonce et propose. On le voit bien sur scène, dans la bouche d’un comédien passionné. En attendant, un petit électrochoc qui ne peut qu’être salutaire – même si le plus dur reste à faire. Et sans perdre de vue que les destinataires de cette lettre, ce sont aussi (et peut-être surtout) vous et moi, dont les politiques ne sont que les représentants.

Hommes politiques : attention danger de mort démocratique - Michel Voiturier

Lucien Putz (...) lance un petit livre d’une cinquantaine de pages pour crier son besoin d’une réorientation de la politique.
Il traduit avec des mots simples, des mots forts le sentiment de beaucoup de citoyens d’être dépossédés de la démocratie. Son parti pris d’oralité donne une force particulière aux phrases. Celles-ci ne s’alignent pas comme dans la prose habituelle. Elles sont coupées, à la façon des vers libres et acquièrent de la sorte un rythme scandé.
Comme L. Putz joue avec des répétitions, des reprises, ses propos prennent le chemin d’une sorte d’incantation, de litanie musicale. La persuasion naît en partie de ces réitérations soit dans les mots, soit dans la structure syntaxique sous forme de questionnement ou d’énumérations, par exemple. Et, puisque c’est d’abord un livre, la typographie vient ajouter un impact visuel à celui des idées : usage périodique des italiques ou de caractères gras, syntagmes en capitales…
Mais la forme n’est que l’emballage. Le fond, lui, importe avant tout. Notre pamphlétaire s’adresse donc à nos élus. Il leur rappelle la confiance qui fut mise sur eux. Il dit sa colère de voir que la démocratie n’est pas ce qu’il (et nous aussi) espérait.
Il en esquisse les étapes historiques. Il décrit les manœuvres pour former des gouvernements. Il comprend la nécessité de tenir compte du réel au détriment de l’utopie. Mais il a du mal à admettre comment s’est instauré un système inéquitable alors qu’on cherchait à mettre en commun. Au moyen de l’Europe, notamment.
Ce qu’il n’arrive plus à comprendre (et nous aussi) c’est que les décisions politiques finissent par se prendre par des commissions alors que le parlement européen s’y était auparavant opposé. Et de s’interroger alors sur la loi qui a remplacé la loi divine : celle du marché. Bonne à l’origine mais dévoyée désormais au profit des profits.
Après avoir admis que le bien collectif doit passer avant les libertés individuelles, il ne parvient pas à agréer que la finalité de pas mal de décrets, dès qu’ils sont liés à l’économique, finissent par favoriser la spéculation, la finance internationale sacrifiant tout sous prétexte du prétendu pouvoir de l’offre et de la demande. En finale, c’est bien de ce dévoiement dont il est question. Et c’est cela que L. Putz envoie aux élus, actuels et futurs : comment s’y opposer ? comment si on n’y parvient pas éviter un soulèvement contestataire de plus en plus prévisible ?
Michel Voiturier, Le Non-Dit n.97

samedi 1 juin 2013

Blog-colère autour d'un livre-colère

Ce livre est né d'un sentiment de colère partagé par un nombre croissant de citoyens, face à la crise et à la manière dont celle-ci est gérée par nos dirigeants et qui se traduit de plus en plus, au niveau européen, par le déni de la valeur la plus commune et la plus sacrée de nos sociétés : la démocratie. La politique est un métier difficile, je sais, surtout depuis que les rôles se sont inversés, et que les « marchés », c-à-d quelques centaines de personnes, dictent leur loi, via les institutions européennes, à ceux que nous avons élus. Pour les aider dans leur tâche, je leur adresse donc, modestement, un petit rappel et quelques suggestions, tout en rappelant aussi quelques victoires à mettre à leur crédit.
Ce livre (ce blog) n'est pas un livre (blog) partisan. Il s'adresse à tous ceux qui font de la politique leur métier et/ou leur idéal, toutes tendances confondues, mais aussi, bien sûr, à nous tous, les électeurs, qui décidons de leur destin.
Un texte "citoyen", en somme, qui revisite le sens du mot "démocratie" et de la fonction politique. Il n'est à situer ni à gauche ni à droite, mais bien au centre, une sorte de "centre absolu", ou ... oserais-je dire d' "extrême-centre"! C'est à mon avis le minimum que nous puissions exiger dans le contexte actuel !

(on pourra toujours reprendre ou réinventer les luttes idéologiques plus tard, il y a urgence, tous solidaires, nous sommes en guerre... et pour ceux qui ne croient pas au degré zéro, qui préfèrent un livre rouge à un livre blanc, qu'ils considèrent le livre comme un cheval de Troie, quant aux adeptes du bleu, qu'ils lisent J.E. Stiglitz, ni rouge ni vert ni blanc, prix Nobel d'économie, conseiller de Bill Clinton, auteur, entre autres, de Quand le capitalisme perd la tête...)

Il y a danger pour nous, les citoyens, et pour vous, les élus multicolores, voyez le clown italien, voyez la Le Pen, en France, et les sombres groupes qui en Grèce se trompent de cible en choisissant la plus accessible, en cassant de l'émigré dans les rues...

Ceci n'est pas (plus) la démocratie, pas plus que la pipe de Magritte n'était une pipe...